Bienvenue dans cette édition #10 d’(Ir)réprochables.
Nous sommes désormais 256. Merci du fond du cœur de me lire 🤍.
En faisant le bilan de septembre (le bilan mensuel est un exercice que j’adore), j’ai fait le compte du nombre de fois où je suis allée à la salle.
J’y suis allée 12 fois, soit 3 fois chaque semaine. Et ce depuis 1 an.
A priori, je suis plutôt yoga - je suis même officiellement habilitée à donner des cours en la matière. Le yoga, c’est mon sport, c’est un peu ma bouée et mon indicateur : plus je pratique, plus je vais bien.
Évidemment, la question se pose du sens dans lequel cette vérité se lit.
Quoi qu’il en soit, en septembre et depuis plusieurs mois, je vais plus souvent soulever de la fonte que travailler mes asanas.
Ça m’a interrogé. Beaucoup.
J’ai découvert Martin Page. Relu Colette et Merleau-Ponty. Ça m’a ouvert quelques pistes. Suffisamment pour que je les partage ici.
Au sommaire de cette édition
Péri-ménopause et autres désappointements
Le poids de la fonte (et non la fonte des poids)
Le plaisir et la joie
Le corps est premier, c’est ainsi.
Corps, douceur et leadership
L’information essentielle !
Si vous ne l’avez déjà fait, vous pouvez
me suivre sur Linkedin
visiter mon site internet
booker un moment pour discuter d’un accompagnement (coaching ou bilan de compétences)
réserver une place pour notre prochaine échappée yoga-recharge mentale du 20 au 22 novembre prochain dans un endroit magnifique.
#Le poids de la péri-ménopause
J’ai 48 ans.
Depuis 3 ans, je me débats dans l’immense mare de la péri-ménopause.
J’ai mis un bon bout de temps à comprendre et heureusement, les copines sont là qui m’ont aidé à mettre des mots sur la demie-douzaine de symptômes plus réjouissants, et incongrus, les uns que les autres :
insupportables démangeaisons auriculaires
peau en macramé
cheveux filasses
sommeil en pointillé
bains de 3 heures du matin mais sans la mer (mes propres draps, ma propre sueur)
poussées de colère hors de proportion…
…
Bref, on y était. La vieillitude.
Le début de la préoccupation de longévité.
En tout cas, modifications hormonales et qui dit chute des œstrogènes, dit perte de densité osseuse et adiposité viscérale (je sais que vous l’avez - je vous l’enlève direct de l’esprit)
Et perte de masse musculaire - c’est ce qu’on appelle la sarcopénie.
En fait, nous perdons 3 à 8% de masse musculaire par décennie.
Mais la perte s’accélère à partir de 40 ans pour les femmes.
Plutôt 50 pour les hommes.
Je vais donc décider de considérer que nous avons de l’avance.
Ce qui est sûr , c’est que les femmes doivent travailler plus dur que les hommes pour lutter contre ce phénomène.
De toute façon, les femmes doivent toujours travailler plus dur que les hommes.
Au moins là, ce n’est pas le patriarcat qui en est responsable.
En bref, on m’a dit : “Faut soulever de la fonte”.
J’ai dit : “Ok, à moi la lutte contre la sarcopénie”.
Et me voilà à soulever de la fonte.

Non, ce n’est pas moi. Je me motive.
#Le poids de la fonte
Ainsi donc, j’ai sauté le pas.
D’abord accompagnée par une amie qui connaissait bien cet univers.
Moi, j’étais comme une enfant qui entrait dans la station spatiale internationale.
D’ailleurs, je crois que ça me fait encore un peu cet effet là et j’espère toujours un peu croiser Sophie Adenot - j’ai plein de questions à lui poser : pas facile de soulever des poids dans l’espace…
J’ai écrit un post linkedin à ce sujet donc je ne vais pas vous embêter trop à ce sujet.
Quoi qu’il en soit, j’y suis allée.
Parce qu’il fallait lutter contre les effets de la périménopause.
Ça m’a rappelé comment j’avais commencé l’athlétisme.
Parce qu’il fallait me singulariser de mes sœurs qui, elles, nageaient.
Plus tard, je suis retournée courir.
Parce qu’il fallait lutter contre mes insomnies.
Ensuite, je suis arrivée sur un tapis de yoga.
Parce qu’il fallait améliorer mes performance à la course.
Vous le voyez, le pattern ?
Courir pour dormir, pratiquer pour courir, musculer pour lutter.
Je suis une incarnation du capitalisme.
Tout aurait donc une visée utilitaire.
Tout aurait une visée utilitaire ? Quid du plaisir, de la joie, ou même…du rien du tout ?
# Ne jamais apprendre de ses erreurs
Le yoga, le premier, m’avait donné une bonne leçon.
D’abord, parce qu’assez vite, je n’ai plus du tout eu envie de courir - j’avais bien assez de stimulation physique, de challenge et de créativité sur mon tapis (et l’honnêteté m’oblige à parler de mes hanches : courir, c’est fermer ses hanches. Le yoga travaille à à les ouvrir. C’est d’abord, et très longtemps, douloureux. Alors souffrir je voulais bien mais sans cesse recommencer de zéro, très peu pour moi).
Ensuite, parce que, bien que voyant mon corps et mon mental se transformer - plus tonique, plus musclé, plus équilibré - pratiquer a suffi en tout point.
J’ai découvert la puissance du souffle, d’être présente à chaque posture, de calmer son mental.
Et ensuite, la méditation.
Bref, pratiquer, pour pratiquer.
Ni plus ni moins.
Enfin si, pour se faire du bien - oui, là, pour la méditation, on repassera. Mais ce n’est au fond pas si grave.
Car nous y voilà : le plaisir et la joie.
Le yoga était donc un vecteur de joie, de liberté, de plaisir.
Serait-il possible d’en trouver aussi dans cette salle de sport rouge et noire à la musique beaucoup trop forte, tout sauf inclusive ?
Eh bien oui.
J’ai mis un peu de temps à la trouver, mais il a bien fallu que je me rende à l’évidence.
La joie est bel et bien là
Comme Martin Page,
dans
Je vous le conseille ardemment.
“…c’est ainsi que j’ai compris que la joie est un des attributs de mon corps.”
# Le corps est premier.
Et puis, heureusement, il y a toujours Colette.
“Vous autres, vous dites : “L’amour… Ah!” et vous ajoutez beaucoup de belles phrases autour. Moi, c’est mon corps qui pense. Il est plus intelligent que mon cerveau.
Il ressent plus finement, plus complètement que mon cerveau.
Quand mon corps pense, c’est à dire quand il tire un “Je vois” - “Eh bien!”
Alors tout le reste se tait à ces moments-là. Toute ma peau a une âme.”
Colette, mon héroïne qui a dû tant se battre contre ses douleurs arthritiques si jeune.
Colette qui a été l’incarnation de la liberté et de l’audace.
Colette qui m’éblouit toujours.

Mais je m’égare.
…
Par delà la joie et le plaisir - qui sont, certes, toujours bon à prendre - l’essentiel demeure aussi/encore (j’hésite) ailleurs.
Si on est un tant soit peu précis, et honnête avec nous-mêmes, on se rend bien compte que notre corps n’est pas qu’un simple objet.
Notre corps est le lieu unique de notre expérience du monde.
“ Je ne suis pas devant mon corps, je suis dans mon corps ” ,
nous disait Maurice (Merleau-Ponty), en désaccord franc et entier avec Descartes qui lui, considérait que corps et esprit étaient 2 entités distinctes.

Rare image de Maurice souriant.
Pour lui, le corps n’est pas un simple instrument ; c’est le lieu même où s’opère notre relation au monde.
C’est par lui que nous percevons, agissons et ressentons.
Depuis, les neurosciences lui ont donné mille fois raisons.
Elles confirment aujourd’hui que près de 80 % des fibres du nerf vague sont afférentes, c’est-à-dire qu’elles transmettent les informations du corps vers le cerveau, et non l’inverse.
Notre corps est donc bel et bien celui qui pense.
Et c’est triplement intéressant
Colette a encore raison ❤
La vie s’imprime dans nos corps et les émotions qui sont souvent si difficiles à reconnaître (je ne parle pas des émotions primaires telles que la colère ou la tristesse, celles-là, on s’en sort bien merci, mais toutes les autres - cf l’image ci-dessous), deviennent lisibles d’un coup
La roue des émotions - bon, d’accord, peut-être celle-ci en dénombre un peu trop. Le consensus va à 27. Mais celle-ci a le mérite d’être jolie…
Il est possible de faire de notre corps un allié au service de nos objectifs.
Les techniques sont diverses et, pas plus tard qu’hier, le Monde partageait six techniques corporelles pour “apaiser son stress”.
La question n’est évidemment pas de créer une injonction supplémentaire mais de se souvenir que nous sommes en mesure de déployer une bonne dose de puissance grâce à la magnifique machine que nous avons à disposition. Gratos.
#Le lien entre corps et leadership.
Le leadership est une réalité étonnante - et un concept qui ne cesse de m’interroger.
Le fait est qu’il ne se joue pas (seulement) dans les idées, les décisions que vous prenez ou la vision que vous partagez.
Le point central de mon idée aujourd’hui est de vous rappeler qu’il se vit aussi dans un corps : le vôtre.
Vous savez, ce corps qui prend la parole, qui occupe l’espace (plus ou moins), qui encaisse la pression (même remarque), pose des limites (ibid)…
En tant que femmes, cette dimension est chargée d’injonctions contradictoires : être présentes, mais pas trop visibles ; assurées, mais pas autoritaires ; disponibles, mais pas épuisées.
Le corps devient à la fois un lieu de jugement et un lieu où se manifeste le coût de ces attentes : tension accumulée, fatigue manifeste, souffle court, impossibilité à dire non…
Considérons donc le corps en tant que boussole:
Il donne des informations : « je me contracte », « je n’ai plus d’énergie », « cette limite est franchie », ou au contraire « je me sens à ma place ».
il dirige aussi mes actions : là je suis à l’aise, je peux y aller, ou au contraire, mon corps est bien trop tendu, il y a un loup
il permet d’être plus percutante aussi : incarner une vision, c’est la ressentir dans son corps, profondément. C’est le sens le plus juste du fameux “alignement” cher à tous les coachs.
A ceci près qu’avec ma théorie, on passe du tête-coeur-corps à un alignement corps-corps-corps… Et même, à un alignement à soi.
Ainsi, être alignée, ça voudrait dire, s’écouter.
ALLELUIA.
Ma joie est immense.
En effet, pour atteindre tous vos objectifs, les dépasser et même être en capacité d’en atteindre de nouveaux, il vous est donc proposer d’écouter ce qui se passe en vous (au sens propre et figuré).
Et, pour ce faire, de laisser advenir la DOUCEUR : impossible de l’exclure. De même d’ailleurs que l’estime, qui n’est autre qu’un amour de soi qui serait passé par le rouleau compresseur d’une psychanalyse d’antan.
Ainsi, prendre sa place, c’est se mettre à l’écoute de soi pour être entendue.
C’est tout pour aujourd’hui.
Pas tout à fait en vérité.
Nous organisons 3 jours de recharge mentale du 20 au 22 novembre avec mon amie Anne de The Haaus dans les Vosges.
3 jours pour vous faire du bien au corps et à l’âme, à pratiquer, méditer, écrire, partager.
D’ici là, le gris et le froid devaient être installés. Il faudra donc nous réchauffer le cœur. C’est à dire, le corps. Si vous m’avez suivie…
Et pour en savoir plus, vous pouvez aller faire un tour ici
et aussi nous envoyer un mail à contact.echappee@gmail.com
Et si vous avez envie que nous échangions, sur la rentrée ou tout autre sujet, vous pouvez aussi m’envoyer un mail à : peggy@troisieme-lieu.com.
Merci de m’avoir lue.
A très vite,
Peggy.



